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Ce Weekend Aux Utopiales à Nantes

October 28, 2016

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Ce weekend (29 et 30 octobre) je serai aux Utopiales à Nantes, un des plus grands festivals de science-fiction en France. Je ferai les dédicaces au Pôle Ludique à 10h samedi et dimanche, et aussi deux conférences le samedi 29 :

  • 12h – Steampunk, Dieselpunk, et Cyberpunk (à l’Agora de M. Spock)
  • 14h – Le Crowdfunding (à l’Agora de M. Spock)

Le Mindjammer livre de base sera en vente, et aussi on aura les exemplaires du roman Mindjammer et les scénarios Hearts and Minds, The City People, et Dominion. Et bien sûr je vagabonderai dans les salles à la recherche des amis et des nouveaux jeux et livres !

J’espère de vous voir là !

À propos de VERNON SUBUTEX de Virginie Despentes

October 11, 2016

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Cet été pour la première fois j’ai lu quelques livres de l’écrivaine Virginie Despentes. J’ai commencé avec APOCALYPE BÉBÉ (2010), et immédiatement après j’ai lu les deux toms de VERNON SUBUTEX (2015). J’étais complètement éblouie par ce dernier, à mon avis un vrai chef d’œuvre. Les romans précédents de Despentes avaient la réputation d’être volontairement choquants, parfois pornographiques, sensationnalistes. VERNON SUBUTEX contient tous ces éléments, mais les dépasse facilement, dans la même manière que LE FESTIN NU dépasse les limites d’une histoire d’un toxicomane ou CRIME ET CHÂTIMENT celles d’un polar.

L’écriture de Despentes dans VERNON SUBUTEX est magistrale. Pleine de gros mots, de l’argot, de la langue des sous-cultures et communautés rock ou punk, islamiste ou fasciste, Despentes utilise tous ces niveaux de discours, toutes ces sous-langues, dans un style d’écrire qui est à la fois fragmenté et uni ; une réflexion de la France urbaine contemporaine.

L’histoire est simple ; un homme, ancien disquaire d’un magasin de disques à Paris, dépassé par les innovations technologiques qui lui ont détruit sa mode de vie, devient SDF. Il essaie de survivre. Dans le premier tom, il se penche sur l’aide de ses « amis » : les gens qu’il connaît depuis sa jeunesse punk. Le deuxième tom se déroule après qu’il se trouve sur la rue.

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Les événements du roman sont durs, mais ce n’est pas un livre déprimant. Au contraire, il y a une luminosité qui monte dans ce roman, une béatification qui vient avec la souffrance, une illumination pleine de la luisance de l’amour et la compassion. Vernon lui-même devient un focus pour les peurs et les espoirs des personnes de toutes les couches de la société urbaine française ; un miroir dans lequel nous voyons tous nos images.

VERNON SUBUTEX est aussi un roman politique. Un roman qui dépeint sans merci la marasme socio-économique de notre ère, et la corruption et la complaisance de nos gens politiques et la complicité de nos médias. À la fois féministe, humaniste, antifasciste, anticynique, VERNON SUBUTEX réclame notre honnêteté en ciblant la séparation croissante dans notre société entre la vie idéale médiatisée dont nos politiciens parle, et les vies réelles et humaines que nous vivons, abandonnés à la précarité. Le roman admet que nous sommes sur le point des changements sociaux révolutionnaires, mais enfin son message est optimiste ; le peuple va prévaloir, comme toujours.

J’ai adoré VERNON SUBUTEX. Il parle d’une France que je ne connais pas trop ; la vie urbaine. Mais je reconnais les points communs avec mes expériences à Tokyo et à Londres ; je sens sa véridicité. Avec ce livre, Virginie Despentes se montre comme une des grandes romancières sociales et humanistes, et j’attends avec impatience ce qu’elle écrira à sa suite.

Sarah, Normandie, 11 octobre 2016.

Le soutien des commerces locales à la campagne normande…

September 30, 2016

Ah, mon dieu. Frustrée ? Parfois, oui. Parfois il se passe des choses et on ne peut rien faire… Comme aujourd’hui, par exemple.

Récemment j’ai commencé à lire le magazine LIRE. Je l’ai acheté pour la première fois dans notre Maison de la Presse du coin. C’est un magazine mensuel, mais la Maison de la Presse ne prend que quelques exemplaires, et c’est assez difficile d’y passer exactement au bon moment avant qu’il ne soit plus en stock. En août, par exemple, j’ai passé le 27 pour acheter le numéro de septembre, et il ne restait qu’un exemplaire.

La semaine dernière, j’ai passé le 24 septembre, et le numéro d’octobre n’était pas encore arrivé. Quand serait-il là? On ne sait pas : peut-être le lendemain, peut-être lundi. Bon, alors, est-ce que je peux réserver un exemplaire, pour m’assurer de pouvoir l’acheter ? Bien sûr ! Merci de mettre votre nom ici, madame…

Et donc, bien rassurée, je me contente de passer pour chercher mon exemplaire aujourd’hui. Le résultat ? Tous vendus… Possibilité d’en commander encore ? Non, madame… Alors, de commander un exemplaire de plus le mois prochain ? Euhhh…

Et voilà. Je sors du magasin, un peu étourdie, pas entièrement sûre que je ne suis pas tombée dans un univers parallèle où la logique marche complètement à l’envers et tout ce que je sais est un mensonge…

J’aimerais tellement soutenir ma librairie locale. Honnêtement. Mais dans ce cas il faut au moins que ma librairie me permette d’acheter ces trucs qu’elle prétend à vendre !

Et alors aujourd’hui j’achète le magazine en ligne, et pense à faire une souscription. Et ainsi le monde change, malgré nos efforts et nos désirs…

Interview dans Jeu de Rôle Magazine, Été 2016

July 21, 2016

JDR Mag Interview SJN Summer 2016

Je suis absolument ravie d’annoncer que je suis interviewée dans le numéro 34 du Jeu de Rôle Magazine (été 2016) sur mon jdr MINDJAMMER, qui va paraître en version française début 2017. Les rédacteurs en chef Sébastien Célerin et Isabelle Périer m’ont permis de parler longuement sur Mindjammer, sa naissance, ses thèmes, et son avenir. L’article contient aussi un entretien avec la fabuleuse Morgane Munns, qui est actuellement en train de traduire le jeu. J’espère que ça vous plaît.

Sarah Newton JDR Mag Cover_smallJeu de Rôle Magazine est disponible en kiosque et aussi par abonnement de TITAM. Voir http://www.facebook.com/JDR.magazine pour plus de détails.

Bonne lecture !

Sarah
Normandie, juillet 2016

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Hi everyone,

I’m delighted to announce my Mindjammer interview appears in this summer’s issue of Jeu de Rôle Magazine here in France. Commissioning editors Sebastien Celerin and Isabelle Perier have let me really go into the Mindjammer setting in depth, talking about its genesis, themes, and future. The article also has an interview with the fabulous Morgane Munns, who is currently translating the game. I hope you enjoy it!

You can get JdR Magazine in shops and also by subscription direct from TITAM. Please see http://www.facebook.com/JDR.magazine for more.

Cheers,


Sarah
Normandy, July 2016

JDR Mag Interview SJN Summer 2016

Atelier d’Écriture, Fougères (Bretagne), juillet 2016

July 20, 2016

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Cliquer ici pour la version anglaise.

Le weekend dernier j’ai assisté à mon premier « Atelier d’Écriture » en France, dans la magnifique ville médiévale de Fougères dans l’Ille-et-Vilaine en Bretagne (35300). Après 10 ans en Normandie, mon « projet personnel » pour 2016 est d’améliorer mon français jusqu’au point où je peux l’écrire et le mieux utiliser au travail, et alors j’ai saisi la chance de passer trois journées en compagnie des autres passionnés de l’écriture.

Nous étions six. J’étais la seule dont la langue natale n’était pas français. Avant de commencer, je m’inquiétais que je dérangerais les autres participants avec la foule d’erreurs qui m’entoure quand je parle et écris français. Enfin de compte je me faisais du souci pour rien ; tous les autres écrivains étaient sympathiques et indulgents, et m’avaient accueillie avec un vrai chaleur. Nous nous sommes soutenus mutuellement dans nos efforts collectifs.

L’animatrice de l’atelier pour les trois journées était l’écrivaine Frédérique Niobey, auteur de nombreuses œuvres de jeunesse publiées par les Éditions du Rouergue, dont j’ai fait la connaissance aux réunions mensuelles de l’association fougeraise de lecteurs et écrivains La Page Blanche. En plus d’être écrivaine merveilleuse, Frédérique est aussi animatrice hautement expérimentée dans le domaine des ateliers d’écriture et du théâtre, une personne à la fois créative, pleine d’énergie, et passionnante. Pendant trois journées elle nous a menés par les découvertes techniques et littéraires, et nous a permis de créer des textes d’un vraiment haut niveau, complètement au delà de toutes mes attentes.

Fougeres 419140L’atelier avait lieu à la maison de Frédérique et son mari, le photographe Joël Guyard, une ancienne ferme complètement reconstruite en bâtiment moderne à l’ambiance atelier d’art ou photographie ; un lieu de lumière, des vents légers, des perspectives pittoresques, isolé au milieu de la tranquillité et la nature des anciennes forêts domaniales de Fougères médiévale. Un endroit parfait pour méditer, communier avec son âme, et écrire…

Cette fois, il ne s’agissait pas d’un atelier résidentiel ; nous tous habitons dans le coin (moi, la plus éloignée, à 45 minutes). Mais autrefois Frédérique organise les ateliers en gîte pour les participants venus de plus loin. Chaque jour nous commencions à 10h, nous déjeunions ensemble, et nous finissions à 18h, fatigués mais stimulés, voire inspirés par nos aventures littéraires.

L’atelier d’écriture soi-même se composait d’une série d’exercices et consignes. 15-30 minutes d’introduction par Frédérique, souvent en introduisant et utilisant des textes des auteurs fameux mais pas toujours connus (c’était pour moi la première fois de découvrir le fabuleux Francis Ponge, par exemple), suivies d’une consigne écrite à laquelle était dédié une bonne heure d’écriture indépendante, et enfin conclu par une lecture à haute voix de nos écrits, et des discussions à leur sujet.

Animatrice et écrivaine Frédérique Niobey

Animatrice et écrivaine Frédérique Niobey

Je dois dire à ce point que ce n’est pas nécessaire du tout d’être un écrivain publié (“professionnel”) pour participer aux ateliers de Frédérique Niobey. Sauf l’animatrice elle-même, j’étais la seule qui travaille actuellement “en écrivant”. Il faut seulement être passionné d’écriture ; des livres, des mots, d’utiliser des mots pour s’exprimer. Les autres participants connaissait le français et la littérature française à un très haut niveau, et je me considère honorée d’avoir pu passer ce temps avec eux et (j’espère…) d’avoir pu apprendre aussi.

Chaque jour nous avons fait deux exercices, parfois trois. Nous avons écrit beaucoup. Après les trois jours de l’atelier, j’ai découvert que j’avais écrit une vingtaine de pages, de choses parfois étonnantes.

Frédérique Niobey anime les ateliers plusieurs fois par an. Vous pouvez la contacter ici. Je vous la recommande. Que vous soyez français ou étranger, si vous êtes passionné des mots, de l’écriture, de la langue française, vous apprendrez beaucoup dans un milieu idyllique, artistique, et tout simplement inspirant.

Moi, je me prépare déjà à l’atelier prochain…

Bonne écriture à tous !

Sarah
Normandie, juillet 2016

“Les Ateliers d’écriture de Frédérique Niobey”, La Page Blanche, Fougères, 3 jours 150€. Plusieurs fois par an. Contact : frederique-niobey@orange.fr.

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Writers’ Retreat in Fougères, Brittany, July 2016

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Click here for the French version.

Last weekend I attended my first “Writers’ Retreat” here in France, in the magnificent mediaeval town of Fougeres, in the department of Ille-et-Vilaine in Brittany. After ten years in Normandy, my personal project for this year (2016) is to improve my French to a level where it’s good enough to use for writing and for work, and so I jumped at the chance to spend three days in the company of other like-minded lovers of writing.

There were six of us. I was the only one whose native language wasn’t French, and at the start I’d been worried that I’d be disturbing the other participants with the pile of errors which invariably follow me around when I speak and write French. I needn’t have worried, though: everyone was kind and understanding, and gave me a warm welcome. We helped one another in our collective endeavour.

The leader of the three-day retreat was the writer Frédérique Niobey, author of numerous works of children’s and young adult fiction, published by Éditions du Rouergue. I first met Frédérique at the monthly meetings of the Fougères readers’ and writers’ group La Page Blanche (“the Blank Page”). As well as being a marvellous writer, Frédérique is also an experienced leader of writing and theatre workshops and retreats, a creative, driven, and inspiring individual. For three days she led us through literary discoveries of technique and text, and inspired us to create some great quality writings, far above what I’d been expecting to manage.

Fougeres 419140The writers’ retreat took place at the home of Frédérique and her husband, the photographer Joël Guyard, in a former farm which has been completely rebuilt as a modern structure with an art gallery or photo studio feel; a place of light and light breezes, picturesque prospects, isolated amid the quiet and greenery of the ancient demesnal forests of mediaeval Fougères. A perfect place to think, listen to one’s soul, and write…

This time wasn’t a residential retreat. All of us live nearby — I was the furthest away at 45 minutes. But Frédérique does organise residential events in retreats for those coming from further afield. Each day we started at 10am, ate lunch together, and finished at 6pm, tired but inspired by our literary adventures.

The retreat itself comprised a series of workshops. 15-30 minutes of introduction from Frédérique, often working from a text by a famous but perhaps not terribly familiar author (for example, this was the first time I’d ever encountered the amazing Francis Ponge…); followed by solo writing tasks for which we were each given a good hour; and finally a reading aloud of the texts we’d written, together with group discussion.

Animatrice et écrivaine Frédérique Niobey

Retreat leader and writer Frédérique Niobey

I should say at this point that it’s not at all necessary to be a published (“professional”) writer to take part in Frédérique Niobey’s retreats. Other than Frédérique herself, I was the only person to currently be earning a living “from writing”. All you need is a passion for writing; a love of books, of words, of using those words to express yourself. The other participants shared a profound knowledge of the French language and of French literature, and I consider myself honoured to have been able to spend time in their company, and (I hope) to have learned something too.

Each day we did two exercises, sometimes three. We wrote a lot. After the three days, I found I had written some twenty pages, sometimes some amazing stuff.

Frédérique Niobey runs retreats several times a year. You can contact her here. I can recommend her unreservedly. Whether you’re French or not, as long as you’re a lover of words, writing, and the French language, you’ll learn so much in some idyllic, artistic, and frankly inspiring surroundings.

Me, I’m getting ready for next time…

Happy writing!

Sarah
Normandy, July 2016

“Frédérique Niobey Writers’ Retreats”, c/o La Page Blanche, Fougères. 3 days €150, several times per year. For more details contact: frederique-niobey@orange.fr.

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Qu’est-ce que tu as fait, mon pays?

June 24, 2016

Flag-Pins-France-European-UnionIl y a des moments dans une vie où on ne peut pas comprendre ce qui se passe dans le monde. Les événements si grands, si tumultueux, qu’on ne peut que regarder, bouche bée, stupéfait. Pour moi, aujourd’hui est un de ces moments.

Ce matin 52% de la population du Royaume Uni ont voté pour quitter l’Union Européenne. D’un seul coup, le monde dans lequel j’ai grandi, dans lequel j’ai passé toute ma vie, est disparu, anéanti sur les caprices d’une partie de la population qui, apparement, ont tombé dans les filets des politiciens populistes et d’extrême droite, menants une campagne anti-Européenne d’hystérie et de la peur – le soi-disant “Brexit”.

Mon grand-père a combattu durant la Deuxième Guerre mondiale. En juin 1944 il a débarqué pas loin d’où j’habite aujourd’hui, au Port-en-Bessin, dans la Normandie. Il connaissait une Europe où les nations se détestaient au point qu’ils étaient prêts à s’entretuer, dans un conflit qui à occasionné les morts de millions de personnes. Après la guerre, le monde a dit: jamais encore. Et nous avons crée l’Union Européenne, afin d’assurer que désormais les conflits en Europe pouvait être résolus par les débats et les négotiations, et non pas par le recours à la guerre.

Ça, c’est le monde dans lequel j’ai grandi. Un monde où il existait une Europe paisible, une union de pays amicals, où on pouvait avoir des amis français, allemands, espagnols, italiens, sans jamais penser qu’un jour nous pourrions être des ennemis. Avant l’Union Européenne, il y avait une guerre en Europe tous les quatres ans. Avec l’Union Européenne, nous avons eu 70 ans de paix. Ç’est impressionant. Nous devons en être fiers.

Et moi, j’étais fière. Je le suis encore – comme beaucoup de mes compatriotes, malgré le résultat honteux du référendum aujourd’hui. Avec mon mari, nous sommes venus vivre en France il y a plus de dix ans. Nous étions anglais, mais nous étions aussi des citoyens Européens, et c’était un tel grand plaisir de pouvoir se déménager dans un pays aussi beau, d’un peuple aussi chaleureux et acceuillant, que la France. Nous avons été heureux içi, dans notre pays adopté.

Et alors maintenant. Des gens effrayés, xénophobes, racistes, ou même tout simplement confus, ont décidé que la précarité en Angleterre (et ailleurs en Europe) n’était pas due à la crise économique occasionnée par les renflouements des grandes banques privées en 2008 et après, mais aux gens les plus faibles et nécessiteux dans nos sociétés – les réfugiés, les immigrés. Même si leurs voisins étaient exactement ces immigrés – les habitants de l’Union Européenne. Les gens comme moi. Ç’était une théorie si ridicule, si naive, que c’était trop facile à réfuter. Mais quand même, malgré tous les faits, tous les données, les gens persistaient à y croire. C’était difficile à comprendre pourquoi.

Donc, grâce aux mensonges publiés par certains organes des médias Britanniques, 52% de la population ont décidé de quitter l’Union Européene – l’organisation qui a garanti leur prospérité, leurs droits, leurs avenirs, depuis des décennies, et, au lieu de ça, d’embrasser une politique de xénophobie, de la peur, et de la ressentiment.

Aujourd’hui, j’ai honte. Plus que ça – mon coeur est brisé. J’avais un rêve, d’une Europe de la paix, d’une union des peuples, vivantes et travaillantes ensemble pour créer un avenir de l’espoir et de l’optimisme. Et mon pays était au coeur de ce rêve, avec la France, l’Allemagne… Mais le Royaume Uni a décidé qu’il préfère un monde “faux-ancien” – un monde qui n’a jamais vraiment existé, mais duquel on est encore nostalgique. Mais aussi un pays où les aristocrates cachés gèrent le pays comme leur propre domaine féodale. Non redevable.

Mais le rêve continue encore. La France, l’Allemagne, les Pays Bas, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, et beaucoup d’autres pays – 27 en tout – continuent à croire à la vertu de résoudre nos problèmes et nos affaires Européennes communes par la négociation et par les débats, sûrs qu’ils sont plus forts, et plus prospères, ensembles plutôt que seuls.

Nous avons crée une vie içi en France, tout en croyant au grand projet Européen. Et nous y croyons encore, et nous continuerons à travailler pour que ce rêve continue à se réaliser et se développer. Il ne faut pas oublier notre passé içi en Europe; il ne faut pas laisser ce rêve mourir. Il est trop précieux. Il a été payé chèrement, avec du sang, de la souffrance, de la sueur, et du labeur de millions de personnes.

Malgré le référendum anglais, moi, je reste. J’aime l’Europe. J’aime la France.

Vive l’Union Européenne, et vive la France. Et vive l’amitié!

Sarah
La Belle Normandie, 24 juin 2016

“Madame Bovary” – Premières impressions

May 21, 2016

bovary(Click here for English version)

Ces derniers 2-3 ans j’ai commencé à lire assez beaucoup en français. D’abord il s’agissait des livres faciles à lire, dans des genres où je me sens chez moi, comme la fantaisie ou la science-fiction. Mais récemment j’ai commencé aussi à vouloir pouvoir écrire mieux en français, pour traduire mes propres écrits ou même pour me lancer dans l’écriture de quelque chose complètement nouvelle en français. J’ai commencé à vouloir acquérir un sens beaucoup plus developpé pour la beauté et la nuance de la langue française.

Voilà pourquoi, il y a une semaine, je me suis mis à lire “Madame Bovary” de Gustave Flaubert. Bien sûr je connais déjà le livre de réputation – je suis grand amateur de la littérature du 19ème siècle, et l’importance et l’impact du premier roman de Flaubert sont difficiles à exagérer. Mais je ne l’ai jamais lu, jusqu’à maintenant.

Ce matin, tout inattendu, j’ai fini le roman. Je pensais que j’avais lu la moitié, mais non – tout d’un coup, j’avais tout fini. Comment ça? Eh bien, bref, en lisant le roman, cette semaine, j’ai été victime de “l’effet Kindle”. C’est la première fois que cet effet étrange – et tellement nouveau – a eu un impact si fort sur mon expérience de lecture. Laissez-moi expliquer…

Quand on lit sur un Kindle, bien sûr, l’affichage du “pourcentage du livre lu” est le seul dispositif à la disposition du lecteur pour jauger son progrès dans le livre. Avec un livre physique, on a les deux parties du livre dans la main – la partie lue, à la gauche; et, à la droite, la partie qui reste à lire (ou à l’envers si on lit en japonais, etc). C’est quelque chose dont on est peu conscient, mais quand même ce petit indice tactile fournit une indication vitale de la quantité des pages qu’on doit encore lire.

Et moi, j’ignorai que plus de 50% du fichier Kindle que je lisais était composé d’articles et commentaires sur le roman…

Alors, en pensant que j’ai lu 43% du roman, je me suis trouvé tout d’un coup au dénouement. Et… je n’étais pas décue. En fait, je sentais un étrange soulagement, qu’il ne me faudrait pas persévérer dans le 57% du roman que j’ai cru restait à lire. Et, en ce moment, je me suis rendu compte que je n’aimais pas “Madame Bovary”…

Laissez-moi reculer un peu. J’aime le français qu’écrit Gustave Flaubert dans “Madame Bovary”. Non – je l’adore. C’est de la pure poésie – c’est une prouesse magnifique d’avoir écrit un roman en 1856 qui exerce son effet littéraire comme s’il était un poème. Ça me rappelle un peu “Eugène Onéguine” de Pouschkine – un roman qui possède en réalité la forme d’un poème long. Dans son premier roman, Flaubert a réussi un vrai exploit littéraire. Mon but, en lisant Madame Bovary, était de m’exposer à un style français beau et fluide, et je l’ai atteint.

Mais… au niveau de l’intrigue, des thèmes, de la nature de “Madame Bovary” en tant que roman? Pas si réussi – pour moi, au moins. Il est évident qu’en 1856 le roman “Madame Bovary” était novateur, même révolutionnaire. Il tient en son coeur un réalisme social qu’on trouve peut-être en Balzac ou dans des oeuvres plus modérées de Dickens, mais lié avec un réalisme psychologique qui rappelle Dostoïevski ou Tolstoï ou même la Naturalisme de la fin du 19ème siècle – quarante ans après. Mais, en fin de compte, ce n’était pas Anna Karenina ou Nastasya Filippovna dont j’ai pensé en lisant Emma Bovary, mais Oblomov. Il y a un cynisme sans lumière salvatrice en Madame Bovary – un sens que la nature humaine est un piège cruel sans issue. Peut-être, en 1856, il fallait le dire, le mettre un lumière, pourqu’on puisse ouvrir le débat sur le destin de l’âme humaine dans l’ère postreligieuse.

Mais, en lisant “Madame Bovary” en 2016, je voulais ce débat, cette lumière, et pas le cri désespéré “de profundis” que j’y ai trouvé. Comme “Oblomov”, je crois que je vais pas lire “Madame Bovary” une deuxième fois…

* * *

Madame Bovary – First Impressions

Over the past few years I’ve begun to read quite a lot in French. First I chose books which were easy to read, which belonged to those genres where I felt particularly at home, like fantasy or science-fiction. But recently I’ve also begun to want to write better French, for translating some of my own stories, or even jumping in and writing something completely new in French. I’ve begun to want to be able to understand its nuances, and to gain a feel for what makes for beautiful French.

That’s why a week ago I set about reading Gustave Flaubert’s “Madame Bovary”. Of course I knew the book by reputation – I’m a huge fan of 19th century literature, and the it’s hard to exaggerate the importance and impact of Flaubert’s debut novel. But I’ve never read it, until now.

This morning, quite unexpectedly, I finished the book. I thought I’d read half of it, but no – suddenly, I’d read it all. How did that happen? Well, simply, this week I fell prey to the “Kindle effect”. It’s the first time this weird – and very new – effect had such a big impact on my experience of reading. Let me explain…

When you read on a Kindle, of course, the “percentage read” display is the only way you can judge how far you are through a book. With a physical book, you’ve got both halves of it in your hand – the part you’ve read, on the left; and, on the right, the part you still have to read (or the other way round if you’re reading Japanese, etc). It’s something you’re not really that aware of, but all the same that little tactile clue gives you a vital indication of the number of pages you still have to read.

This time, I didn’t know that more than 50% of the Kindle file for “Madame Bovary” consisted of articles and commentaries about the novel.

So there I was, thinking I was 43% of the way through the novel, when suddenly I found myself in the denouement. And… I wasn’t disappointed. In fact, I had a weird sense of relief, that I wouldn’t now have to slog through the 57% of the novel I’d thought was still to read. And, at that point, I realised I didn’t like “Madame Bovary”…

Let me back up a bit. I like the French which Gustave Flaubert writes in “Madame Bovary”. No – I love it. It’s pure poetry – a magnificent feat to have written a novel in 1856 which works literarily as if it was a poem. It reminded me somewhat of Pushkin’s “Eugene Onegin” – a novel which actually does have the form of a long poem. Flaubert’s first novel was a true literary achievement. My goal, reading “Madame Bovary”, had been to expose myself to beautiful and fluid French, and I’d done so.

But… “Madame Bovary”‘s plot, themes, its nature as a novel? For me, at least, not such a success. Obviously in 1856 the novel was innovative, even revolutionary. It has at its heart a social realism which perhaps you find in Balzac or in the more moderate works of Dickens, but linked with a psychological realism which recalls Dostoevsky or Tolstoy, or even the Naturalists of the late 19th century – forty years later. But, in the final analysis, it wasn’t Anna Karenina or Nastasya Filippovna I was thinking about when reading about Emma Bovary, but Oblomov. There’s a cynicism with not even a ray of hope in Madame Bovary – a sense that human nature is a cruel trap with no way out. Perhaps that had to be said in 1856 – thrust into the limelight so that we could begin the debate on the destiny of the human soul in the post-religious era.

But, reading “Madame Bovary” in 2016, I wanted that debate, that ray of hope, and not the despairing cry “de profundis” I ended up getting. Like “Oblomov”, I don’t think I’ll be reading “Madame Bovary” twice…

The Kindle – A Revolutionary Experience for Foreign-Language Reading

May 16, 2016

languages-dictionaries-011There’s been a lot of wild generalising nonsense in the media over the past few days about how “books are back”, how “ebook sales are down”, and the usual kneejerk fanfaroo the press seem to feel obliged to produce whenever they say anything about anything these days. Whatever happened to rational analysis? Right now the publishing industry is in massive flux; has been for at least a decade; and looks to be for the foreseeable future. All sales data is provisional and has to be seen in the light of continual technological revolution; you simply can’t predict what’s going to happen based on past events and current wobbly numbers. Saying something like “ebooks are sooo 2015” is just going to make you look like an idiot.

However, there’s one area of the e-publishing revolution which the media seem to have mostly neglected: foreign language reading. And it’s here where humble devices such as the Kindle Touch have totally changed the paradigm and revolutionised the reading experience for anyone who’s ever tried to read a book in a language which isn’t their native tongue.

I’m such a person. I’m a language nerd, a linguist geek, whatever. I enjoy studying languages, and getting my brain to bend in weird directions to think in ways it never has before. I view learning a language as one of “those” life experiences which qualitatively changes you: humans who have competence in more than one language have brains, thought processes, and world views which are radically different from those who don’t, so much so that – in my humble opinion – learning a second language should be pushed as one of those essential parts of any education in today’s multipolar world.

And there’s never been a better time! When I started to learn languages, whacking great dictionaries were The Thing. With pages like onion skins and usually at least 4 inches / 10 cm thick, these tortuous instruments meant it was almost impossible to read a foreign language book in bed (nod off – broken nose!) or on public transport (book in one hand, 2000 page dictionary in the other – broken wrist!). Sure, pocket dictionaries kind of did it, but it was still damned inconvenient, and in the early stages of language acquisition made reading foreign literature pretty painful.

add-foreign-dictionary-to-kindleTwo years ago I bought a Kindle. A cheap and cheerful touch screen model. It took me a while to realise its potential. Sure, the touch screen was neat, but after iPads and touch screen laptops, phones, what-have-you, it was a bit basic and clunky. But, then, one day I stumbled across the “foreign language dictionary” function. Basically, your Kindle comes with the ability to download – for free – dictionaries for most of the world’s major languages. And, if they’re not good enough (they’re pretty good), you can even buy, download and install specialist foreign language dictionaries too.

Think about that. When you’re reading a foreign language book, and you come across a word you don’t know, you touch the word on the screen, and the Kindle immediately offers you a translation. As quick and as easy as that. You don’t have to take your eye off the screen; in many cases it hardly interrupts the reading experience. It’s a quantum leap from the old days of language study, where looking up an unknown word would necessitate a break in your concentration of at least a minute or two as you put down your book, picked up the dictionary, and got flicking through. Now, you can just read, and touch words as you go.

I’ve found this even helping with vocab study. Sure, I still note down particularly frequent or troublesome words in a vocab book for later memorisation. But, mostly, I don’t; when I’m reading, I just “touch” the words I don’t know, read the translation, and move on. And I find that simple unobtrusive process rapidly puts those new words into your passive vocab memory, so that the second or third time you probably don’t have to look them up at all.

I expect Kindle users who aren’t native English speakers but who want to read English language books have been doing this for a while. For me, it’s the revelation of the past two years, and I find it utterly changing how I read foreign literature. I’m no longer inclined to think of reading a foreign book as “study”, a separate activity from “reading”; in many cases I can just get cracking on the book and read it pretty naturally, just “touching” unknown words as part of the reading experience itself.

I’m guessing Kindles and similar e-readers are now in schools and university language and lit courses everywhere. And, for me, this isn’t a space where I can see myself going “back” to paperbacks; until I can touch a paperback page and get an instant translation of a word, I’m staying with ebooks for my foreign language reading.

Happy (foreign language) reading – bend that brain! 🙂

Sarah
May 2016, Normandy

Bowie and the Rock’n’roll Generation — Was It All Just a Lie?

January 14, 2016

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Bowie is dead. For many of us of a certain age, the event is marking a great period of reflection. For those of us who grew up in the Sixties, Seventies, and Eighties, Bowie was a constant presence, a great voice telling us that the mission of youth, art, and music was to transgress—to push our society’s boundaries, break taboos, and enable progress to a freer and more just world. He wasn’t alone—rock and roll and pop culture was filled with that vibrant, progressive energy. And barriers did come down. The world did change. We did become freer—at least for a while.

Three years ago Bowie sang “Where are we now?” It’s a valid question. In the vacuum left by his passing, I find myself looking around and asking myself, where is the new Bowie? Where is the young, energetic, transgressive rebel who will capture the imaginations and energies of a generation and channel them into breaking down conservative restrictions on our minds and behaviours?

I’m older than I was. I’ve no idea what the teenagers and early twentysomethings of 2016 do with their restless young energies at school and in the formless potentialities of the years which follow it. But I suspect—from looking around me—that those energies are being expended in a directionless vacuum. Almost everything on offer is prepackaged youth rebellion; a faux transgression, a simulation of the very real revolutions of the post-war generations. All around me I see a worship of wealth and celebrity which isn’t all that different from the forelock-tugging deference before aristocracy and authority which reigned before the Bowie years.

It’s important to remember that the dark years of the Great Depression and the Second World War were preceded by the Roaring Twenties—a decade of huge social progress and liberalisation. Weimar Germany embraced its nudist beaches, the young Soviet Union tried to force an intellectual utopia on a nation of undereducated farmers, music erupted from the stolid era of establishment-approved classical music and jingoistic music hall into one of genuinely popular music—jazz, straight from the blues of the black ghettoes of America. In our civilisation, periods of liberalisation can be followed by clampdowns and resurgences of conservatism. Is that our fate now?

I’ve been harbouring a suspicion. The backlashes against the cultural revolutions of the Bowie generation began in the 1980s, the Thatcher-Reagan era. I still remember the euphoria following the fall of the Berlin Wall in 1989—the huge optimism throughout the world that we were about to enter an age of freedom, internationalisation, and great social progress. Instead we got the Oil Wars, the New World Order, and a massive resurgence by the Right and a repeal of many of the civil rights we’d arduously wrestled from an oppressive establishment in the hundred years before. The game was up when the UK establishment—politicians and media hand-in-hand—touted the vacuous, manufactured, and hyperconformist Spice Girls as “feminism” and “girl power”, as if sexual self-objectification for the male gaze was somehow “liberating”. At that point, the initiative in the subversion game had passed from the forces of liberalisation and progress to those of conservatism and retrenchment. The Right was now subverting the tropes of the Left.

And again, the questions. How? And why? How could it be so easy to roll back those decades of optimism and struggle towards a brighter tomorrow, and replace them with cheap commercial knock-offs which promised the same but delivered nothing but a cheap sexual sugar rush? Was it that easy?

Perhaps it was.

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The biggest threat to the Western establishment in the Twentieth Century was the Russian Revolution and the rise of the Soviet Union. It terrified the living daylights out of our nominal rulers, that the people could rise up, overthrow their aristocrats and politicians, the rich, the bankers, the forces of international capital, and sweep away that entire system and try to replace it with something more just. The fate of the Soviet Union—the gangsterism of Stalin, the terrible persecutions and murders of the Terror, the stagnation and eventual collapse in the Arms Race with the USA—was by no means a given in the early 1920s; it looked quite possible that social democracy, socialism, even communism might actually succeed.

The solution our Western establishment came up with? To attack it, everywhere. To encourage forces hostile to the Soviet Union, wherever they were. To combat this ideological opponent, which said the rigid class system of rich, poor, and oppression which prevailed in the West was wrong, with every tool at their disposal. The result? Hitler and the Second World War.

In the rubble of World War Two our Western establishment needed us to rebuild. With suspiciously good timing we suddenly found ourselves in a liberalising world, where our ideology had mysteriously shifted from “Those evil commies—God save the King!” to one of socialism and democracy, which allowed us to compete—on paper, at least—with the Soviets, and come out smelling of roses. Social justice, universal healthcare and education, a breaking of the confines of conservatism, blossomed everywhere throughout the West. The creative energies released were vital to our Western establishment to rebuild following a devastating war—and to resist the ideological threat posed by a huge and nominally socialist superpower on its doorstep.

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There’s my suspicion, the question which haunts me. Were the Sixties and Seventies simply allowed to happen, as part of the battle against the Soviets? Certainly as soon as the Soviet Union fell in the early 1990s, the forces of retrenchment lost no time at all starting to claw back the progress our society seemed to have made in the interim. Today, in 2016, we’ve lost a lot of the freedoms we had thirty years ago; the rich-poor divide is now the worse it’s been since the end of the First World War. We are moving backwards.

It happens so slowly, today’s generation barely sees it’s even there. But those of us who grew up during the Bowie generation—we remember how it was. We see how we’ve fallen.

And so I ask myself—was it all just a lie? Just the most cynical social engineering, and not the freedom we thought? And there’s only one thing that can prove it wasn’t; if, right now, in an era of deepening injustice and conservatism, a new Bowie can arise, to rally us to a flag of freedom, transgression, and progress, and break down the walls which the forces of corporatism and conservatism are re-erecting all around us. Or will we just do as we’re told?

There’s a hole in the sky—a black star where there once shone a blaze. And we desperately need some light.

Sarah, Normandy, 14th January 2016

World-building: The Gates of Halagad Are Open!

November 29, 2015

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Hi everyone!

So another week has passed on the Mindjammer Kickstarter for my far future transhuman science-fiction RPG – check it out to see the massive expansion of the Mindjammer universe our awesome backers have enabled us to achieve, and maybe pledge yourself if you’re looking for an action-packed, modern, 21st century style far future SF RPG, or you just want to help fund Mindjammer Press and my RPG writing efforts (like this blog!).

This week I’ve still been mapping Ximuria, my new campaign world for the excellent Deluxe Tunnels and Trolls RPG, and wanted to show you the first ever map of the city of Halagad, former capital of the Claw of Bayaal the Black (aka the Ebonclaw), and now the biggest city in the Wilderness of Toth. The city gates are open – welcome! Come and sample the ales at the Halfway Inn, marvel at Castle Ebonclaw and the dwarf citadel of Duergard, perched on either side of the spectacular Falls of Halgar, and guard your valuables – and your life – in the mysterious warrens of Mistblind or haunted Limanath, the woods of the leopard-riding Xinqari elves…

Halagad Map small

Obviously again this is a work-in-progress – in fact it’s my very first rough map of the city. But I hope you’ll think too that it’s got the makings of a great city for adventuring. First, note that whacking great waterfall right in the heart of the city. The Falls of Halgar bisect Halagad, with the “old city” around the castle, Parlomant, and Templegate, together with Oliphaunt Hill, Houzel, and elven Limanath being above the falls, and Bryzin and the West Stairs (with their hobb holes), Dead-end and Gullgate being below the cliffs in the gorge of the Heliath river, below the falls. Right on the divide, running alongside the falls, is “the Wind”, a winding street used by porters and traders moving cargoes from the docks above and below the falls, transporting goods to and from the elven lands of Inheliath in the south, and up the gorge past Bismath and Felimor and out into the Lake of Mists and to the Salaman heartland and the great Darshi river far to the north.

There are lots of tensions in the city. The Tyrant died 50 years ago, and Lord Girrien Endol has been ruler of the city since, constantly at odds with Reelza the Cultess, representative of the Leopard Empress El-Esmadiel, in her Great Leopard Fane. The Dwarf King-in-Exile at the fortress of Duergard atop the Falls of Halgar (and beneath Hightown) constantly urges war against Angismaw, while the Xinqari enclave at Limanath intrigue and occasionally terrorise, flouting the law (don’t ever venture into their woods alone…). The slums and warrens of Gullgate, Dead-End and Rockbottom are haunted by crazed seers from the uncanny tombs of Mistblind, and the Rangers patrol the lost marches of Karthor, and clash with the wild sabretooth warriors of Sabre Fort, representatives of the clan brought to Ximuria by Blackfear two generations ago. It’s a city of contradictions and conflicts, lethal hidden dangers and a thousand unanswered questions. And don’t even think about trying to raid the Wizard of Orphanspire, whose merest appearance can presage the fall of empires. He hasn’t been seen for years – and is rumoured to have been alive for centuries…

Next up on the city map: well, all of the detail, really. Currently it’s just bare bones, and needs colour and much more content. First, I have some thinking to do about the walls: fortification of the “new city” began in earnest 50 years ago, and I’m not sure yet how far it’s got, and whether I need to have walls above the clifftops of the Heliath gorge. Possibly. Also, I’ve only drawn in the main thoroughfares and just a handful of buildings I knew to place. There are hundreds of smaller streets and alleyways – I think the population of Halagad is at least 50,000, and possibly as many as 150,000, and their abodes and lanes and weinds will doubtless shortly start to emerge. I think I have the scale correct for a city of that population – but again it’s possible I have it a little bit on the large side right now. Hopefully a lot of this will get sorted out in the next draft.

But right now that pretty much marks my “first pass” of the Ximuria campaign maps done. I have Blackfear Dungeon, the Giantwitch Woods, Angistoth and Trollbridge all mapped in rough; also Ximuria, the Wilderness of Toth, and now Halagad. The next step is to live with these for a bit, print out some copies and get scribbling all over them, and of course to expand my 20K-word rough manuscript into a fuller draft. I think we might be about to start playing my first game of Tunnels and Trolls in many years!

Cheers – and happy delving!

Sarah
Normandy, 29th November 2015
Mindjammer Kickstarter at http://tinyurl.com/jammerkick

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The Ximuria setting (including the city of Halagad) is (c) copyright 2015 Sarah Newton. All rights reserved. Deluxe Tunnels and Trolls is (c) copyright 2015 Ken St Andre, Liz Danforth, Rick Loomis, Steven Crompton, and Jim Peters. It’s also available now from www.deluxetunnelsandtrolls.com.